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Fabrice Aimetti Posts

Hommage à un veilleur

Philippe AubréePhilippe,

Nous étions deux veilleurs, chacun à notre manière. Tu faisais partie de ceux qui veillent sans bruit, avec constance et avec coeur.

Depuis neuf ans déjà, tu contribuais à ma veille documentaire, tu traduisais, tu soutenais. Et surtout, tu encourageais, régulièrement, ton dernier mot simple pour moi : « Courage au veilleur ! 👍 » (LinkedIn, 2024).

Sous ton sourire, et même sous ton surnom de « Panda Enjoué », il y avait cette douceur tranquille qui donnait confiance.

Le sous-titre de ton blog disait « INCERTUS ».  L’incertitude, tu savais la traverser avec humilité et sérénité, sans jamais cesser d’encourager les autres.

C’est peut-être cela, ton véritable héritage : nous apprendre qu’au cœur de l’incertain, on peut rester enjoué, bienveillant, fidèle à soi et aux autres.

Aujourd’hui, je rends hommage au veilleur que tu étais. Merci d’avoir tenu la lampe allumée à mes côtés. Je continuerai à veiller, en pensant à toi.

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La Magie de Charlie

Charlie CrettenandUn jour, alors que le soleil brillait plus fort que jamais, Charlie m’a pris la main. « C’est le moment » a-t-elle murmuré, un éclat dans les yeux. Je l’ai regardée, un mélange de joie et de tristesse dans le cœur. Elle m’a dit que les magiciennes ont besoin d’elle là-bas, dans leur pays, où les rêves s’envolent encore plus haut.

Elle tenait un ballon rouge en forme de cœur, flottant doucement au-dessus de sa tête. « Tu sais » a-t-elle commencé, « Chaque magicienne a un rôle à jouer. Je vais t’apprendre un secret. Même quand je serai loin, ma magie vivra en toi ».

Elle disait que l’enfant était le roi du carnaval, portant une couronne faite de rires et de rêves. Elle parlait de généalogie et de carnaval inversée. Elle évoquait la capacité d’émerveillement des enfants, racontant des histoires de pirates audacieux, de loups rusés et de cochons malins, de Grinchouille et de soirées pyjama. Elle décrivait les pantoufles de grands-pères qui portaient des souvenirs et comment le Petit Poucet laissait des cailloux pour ne jamais se perdre. Elle interviewait les doudous ! Chaque récit était une invitation à plonger dans un monde où l’imaginaire prenait vie, où les merveillosités s’épanouissaient et où les peurs se transformaient en aventures.

Puis, avec un sourire plein de promesses, elle a fait un pas en arrière, le ballon en forme de cœur toujours en main, comme un symbole de son amour. Tout à coup, le vent s’est levé, et elle a commencé à flotter. Des éclats de lumière l’entouraient, dansant autour d’elle comme des lucioles.

« N’aie pas peur » a-t-elle crié en riant, « Je ne pars jamais vraiment ! Je serai toujours là, chaque fois que tu regarderas le ciel ».

Et dans un tourbillon de couleurs, Charlie s’est élevée vers le ciel, vers le pays des magiciennes. Je l’ai vue disparaître parmi les nuages, mais une douce mélodie flottait dans l’air, une promesse d’étoiles et de rêves.

À partir de ce jour, chaque fois que je regarde le ciel, je me rappelle que la magie de Charlie vit en moi. Elle m’a appris à enchanter mes propres pratiques, à inviter les merveillosités dans chaque instant, et à garder vivant cet émerveillement qui transforme le quotidien en magie.

Texte inspiré des 3èmes Journées Narratives Francophones en 2018 à Bordeaux, où j’ai vraiment rencontré Charlie Crettenand, celle qui faisait chanter les clowns.

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Un dernier tango

Philippe : (avec un sourire chaleureux) Viens, prends ma main. Le tango, c’est plus qu’une danse, c’est une conversation. Tu es prêt ?

Moi : (un peu nerveux) Je crois… Je veux vraiment apprendre, mais je ne suis pas sûr d’être à la hauteur.

Philippe : (d’une voix rassurante) Ne t’inquiète pas. Le tango, c’est comme la vie, il faut se laisser aller, improviser. Fais-moi confiance, et fais confiance à ton instinct. Souviens-toi de ce que je t’ai dit : le plus important, c’est la connexion avec ton partenaire.

(Il me montre les premiers pas, guidant mes mouvements avec patience et douceur.)

Philippe : Voilà, ressens la musique. Chaque pas est une conversation. Écoute, ressens et réagis. Comme dans nos ateliers, c’est une question d’équilibre entre écoute et expression.

Moi : (en suivant ses mouvements) Tu rends ça si simple, Philippe. Comment fais-tu pour être toujours aussi à l’aise et confiant ?

Philippe : (en riant doucement) La confiance vient avec la pratique et l’ouverture. Rappelle-toi quand tu as fait ta première conférence. Tu étais nerveux, mais tu as osé sortir de ta zone de confort. Et regarde tout ce que tu as accompli depuis !

Moi : (souriant) Oui, c’est vrai. C’est toi qui m’as poussé à aller plus loin, à croire en moi.

Philippe : (avec un regard bienveillant) Et je suis fier de toi pour cela. Le tango, c’est pareil. Laisse-toi guider, mais n’aie pas peur de prendre des initiatives. C’est un échange constant, comme dans nos discussions et nos projets.

(Alors que nous continuons à danser, je commence à me détendre et à apprécier le moment.)

Moi : Je comprends mieux maintenant. C’est comme une danse de collaboration, où chacun apporte quelque chose d’unique.

Philippe : Exactement ! Et n’oublie jamais que chaque erreur est une opportunité d’apprendre. Comme dans la vie professionnelle, chaque faux pas t’enseigne quelque chose de précieux. Regarde autour de toi, chaque personne est là grâce à une série de petits succès et d’erreurs corrigées.

Moi : (avec sincérité) Merci, Philippe. Pour tout. Pour tes enseignements, ta patience, ta générosité. Tu m’as appris bien plus que le tango ou l’agilité. Tu m’as appris à être une meilleure personne.

Philippe : (ému) Et c’est toi qui m’as enrichi par ta curiosité et ta volonté de grandir. Le tango, comme la vie, est une danse que l’on ne peut faire seul. Nous avons tous besoin d’un partenaire, de quelqu’un pour nous guider et nous soutenir.

(Le tango touche à sa fin, et nous nous arrêtons, nos regards se croisant avec une profonde reconnaissance.)

Moi : (souriant) Tu sais, Philippe, même dans ce dernier tango, tu continues à m’apprendre. À travers cette danse, je ressens toutes tes qualités : ta bienveillance, ton intelligence, ta passion, et surtout, ton humanité.

Philippe : (avec son sourire doux si caractéristique) Et toi, tu m’as rappelé pourquoi j’aime tant transmettre. Tu es prêt maintenant, à la fois pour danser et pour tout ce que la vie te réserve. Continue à avancer, à danser, et à partager.

Moi : (avec gratitude) Merci, Philippe. Pour ce dernier tango et pour tout le reste. Je ne t’oublierai jamais.

Philippe LaunayPhilippe sourit une dernière fois, un sourire empli de fierté et de paix. La danse est finie, mais ses enseignements continueront à résonner en moi, en nous, à chaque pas que je ferai, que nous ferons dans la vie, proches, amis, collègues, … il nous enseignait la grâce et la beauté du geste… avec le sourire.

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Quand la musique donne

Je suis en train de traduire un article passionnant de David Denborough : « L’écriture de chansons communautaires et les pratiques narratives ».

Je fais une pause en allant faire des courses, et j’en profite pour jeter un coup d’oeil au dernier numéro de la revue mensuelle « Management » dans laquelle Pierre écrit ses billets acidulés sous la rubrique « Conseils d’un vieux guerrier ».

Je fais comme d’habitude en prenant une photo de la page concernée pour la lire tranquillement chez moi. Et là, je découvre qu’il fait ses adieux au lecteur pour rejoindre une compagne « fidèle, patiente et loyale », la musique !

C’est l’occasion pour moi de remercier Pierre qui, en 2017, a décidé de me confier l’atelier n°6 – documentation poétique – un défi pour plein de raisons !

Il m’a fallu du temps pour prendre la succession (?) et pas mal d’interrogations pour enseigner la poésie et la musicalité dans les pratiques narratives.

Et un jour, j’ai eu le déclic. C’était le 27 octobre 2019, le jour de mes 50 ans, j’ai décidé de faire officiellement entrer la musique dans ma vie. Pierre attend depuis 50 ans de la rejoindre, moi je l’accueille dans ma vie à l’âge de 50 ans, d’abord avec un harmonica, puis depuis quelques mois avec un ukulele. J’espère avec impatience pouvoir connecter mon apprentissage de la musique à travers ces instruments aux pratiques narratives.

Un jeune troubadour ?Je me souviendrai toute ma vie de cette interprétation de la « Chanson des Survivants » par Pierre lors de l’atelier documentation poétique (à l’époque c’était un atelier approfondissement, comme la déconstruction) du 15 avril 2014.  Déjà à l’époque, il nous parlait des « Narrative Songs » inventées par David Denborough, et du voyage qu’il avait fait en 2010 avec David et Cheryl White au Rwanda dans le cadre de l’association Ibuka (Souviens-toi).

Un jour peut-être, je pourrais dire « I’m a narrative song writer ».

Pierre, un jour peut-être, on la fera cette masterclass « Le pouvoir des chansons ». Il suffira de trouver des praticiens narratifs qui acceptent de venir avec leurs instruments. Il suffira de trouver des praticiens narratifs un peu rêveurs, un peu fous, avec un « tropisme mélodique ». Il suffira d’un signe ?

P.S. : j’écris cet article en écoutant l’album « The Piper at the Gates of Dawn » [pɪŋk flɔɪd].

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Lancement d’un groupe de pairs narratifs

Bienvenue aux praticiens narratifs ! J’ai décidé de lancer un groupe de pairs narratifs. Le premier rendez-vous en ligne de ce groupe de pairs aura lieu le samedi 16 janvier de 9h30 à 12h00 et sera consacré à l’Externalisation. Le groupe est volontairement restreint et homogène – 7 praticiens préalablement formés dans une école – pour permettre l’expression de chacun. Donc, il ne s’agit ni d’une séance de supervision, ni d’une séance de découverte, ni d’une formation flash. Il s’agit d’une opportunité de se réunir régulièrement sur la base du volontariat pour pratiquer et discuter sur sa pratique. L’intention de ce groupe de soutien est de créer de la solidarité et de favoriser la rencontre au sein de notre communauté francophone. Le tout avec simplicité, convivialité, plaisir et un peu d’humour 😀

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Moi, coach, quinca

2011
À 42 ans, il jouait à l’apprenti sorcier
En accompagnant vers l’agilité
Sans savoir ce qu’il faisait
C’était le petit-fils d’un cordonnier
Et il a décidé de changer sa vie

2012
À 43 ans, il a pris plume et encrier
Pour retourner à l’université
Apprendre à (s’)accompagner
Entre gris clair et gris foncé
Et il a décidé de changer sa vie

2013
À 44 ans, il a croisé un sorcier
Qui l’a aidé à faire le pas de côté
Pour écouter et regarder
L’autre, exotisé avec fraternité
Et il a décidé de changer sa vie

2014
À 45 ans, il a choisi de parrainer
Des jeunes rejetés par la société
Pour entrevoir des possibilités
Au-delà des routes bien balisées
Et il a décidé de changer sa vie

2015
À 46 ans, il a choisi de visiter
Les lieux qui enferment la dignité
Au milieu des jugés et re-jugés
Pour recueillir des rêves de liberté
Et il a décidé de changer sa vie

2016
À 47 ans, il a choisi de racheter
Et gérer sa société bien endettée
Il y a passé des soirées
A libérer ses histoires préférées
Et il a décidé de changer sa vie

2017
À 48 ans, il a fini de shadower
Dans cette école de cabossés
Il a commencé à enseigner
Avec le respect de ses aînés
Et il a décidé de changer sa vie

2018
À 49 ans, il a commencé
A s’affûter cent fois sur le métier
A (enfin) comprendre ce qu’il voulait
A déplumer et retraiter son perroquet
Et il a décidé de changer sa vie

2019
À 50 ans, bien arrivé à la moitié
Il accompagne décomplexé
En créant des espaces de sincérité
Au sein de collectifs en non conformité
Et il a décidé de changer sa vie

2020
À 51 ans, il commence à vibrer
Aux sons d’un blues oublié
En croisant un harmonica confiné
Il réapprend à jouer et à (s’)écouter
Et il a décidé de changer sa vie

2021
À 52 ans, j’ai décidé de retourner
Dans l’océan bleu des opportunités
Tiraillé entre le regret et la liberté
Je pince une corde à l’ukulélé
Et je continue à changer la vie

2022
tournage en cours

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Opération 4×4 de l’EMCC France

Je viens de rejoindre l’opération 4×4 de l’EMCC France sur ma région Nouvelle-Aquitaine. C’est une opération de solidarité à destination des professionnels de santé et de l’action sociale, pour leur permettre de bénéficier individuellement de 4 séances de coaching offertes, assurées par des coachs professionnels expérimentés et supervisés de l’EMCC France, qui proposent d’accompagner bénévolement chacun jusqu’à 4 personnes, durant toute la période de confinement. N’hésitez pas à y faire appel si vous avez envie de recharger vos batteries, prendre du recul sur ce que vous avez vécu, clarifier vos idées et vos émotions, parler pour régler vos tensions relationnelles, sortir de votre isolement, etc. Il suffit de prendre rendez-vous sur la plateforme : https://emcc-france.reservio.com/ et un coach recruté spécifiquement pour cette opération vous rappelle pour démarrer votre accompagnement.

Parce que vous vous dépensez sans compter pour nous tous, nous vous accompagnons et prenons aussi soin de vous.

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Stage Conte les 7 et 8 octobre avec Martine Compagnon

Amoureux.se des histoires ? Envie de les partager ?
En deux jours, le 7 et 8 octobre, venez sauter le pas !

Vous racontez déjà ? Partagez votre façon de faire avec de nouveaux partenaires…
Vous débutez et frémissez à l’idée de vous lancer sans le support d’un texte ? Nous vous proposons un décollage en douceur, avec échauffement, boussole et matelas d’atterrissage !

Nous partagerons notre temps entre échanges collectifs, exercices en groupe, travail en duo ou trio sur les contes choisis, présentations et retours…

Le stage est proposé pour un groupe de 8 personnes, maximum 10.
Choisissez à l’avance un ou deux contes, si possible traditionnels, qui vous plaisent et qui vous serviront de base d’exercice. Un conte court, de 6 à 8 minutes, peut être parfait pour débuter.

Logistique et inscription :

  • Le lieu : 141 avenue Montaigne 33160 Saint Medard en Jalles.
  • Les dates : 7 et 8 octobre 2019
  • Les horaires : 9h30-12h30 et 13h20-17h30
  • Le tarif : frais pédagogique 185€ + 10 à 12€ PAF
  • Contact et inscription : contact@ekilibriz.fr

Martine Compagnon :

Martine CompagnonConsultante et facilitatrice, Martine intervient dans des entreprises du CAC 40 ou des entreprises de Service Public : séminaires sur-mesure, formations, accompagnement d’équipes et coaching individuel. En parallèle, elle intervient auprès d’associations, de lieux d’accueil, de services sociaux, comme conteuse, écrivaine publique de poèmes de vie, ou accompagnatrice. Coach certifiée par l’Académie du Coaching. Passionnément formée aux pratiques narratives à la Fabrique Narrative.

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